Le growth hacking a été la clé de la croissance pour de nombreuses entreprises. C’est une méthode qui a fait ses preuves et qui peut être utilisée pour donner une ampleur rapide à toute entreprise web.

De nos jours, pour s’assurer une expansion de grande ampleur, les start-ups doivent innover et sortir des sentiers battus. C’est exactement dans cet esprit que s’inscrit le growth hacking.

De quoi s’agit-il?

Pour faire simple, le growth hacking est une nouvelle vision au service de la croissance des entreprises web. Il permet de mettre à profit tous les métiers du web pour accroître rapidement et efficacement la visibilité et le poids d’une entreprise.

Ainsi, les objectifs de chaque opérateur du web sont synchronisés et tendent vers le même but. Le growth hacking met un terme aux temps où une équipe se charge de concevoir et de configurer un site internet pendant qu’un autre corps de métier s’investit à générer du trafic sur le site.

En combinant les différents objectifs de chaque secteur du métier web, on en vient à un objectif unique, celui de la croissance de l’entreprise. Cet objectif va amener à identifier un cycle menant vers la croissance et que le growth hacker devra comprendre et favoriser.

Ce cycle, emprunté de la théorie de Dave Mc Clure se décline comme suit:

Le growth hacker doit en premier lieu se concentrer sur l’acquisition. Celle-ci consiste à appâter les futurs utilisateurs par les actions SEO, SEM, emailings, presse…

Une fois cette étape franchie, il faudra encourager ce qu’on qualifie d’activation. Les utilisateurs qui découvrent le site vont ainsi s’inscrire, créer leur compte utilisateur, adhérer à la newsletter…

Ensuite viennent les actions de rétention. Il faut que ces nouveaux inscrits reviennent sur le site en continuant les incitations par voie d’emailings par exemple.

Enfin, on parle de referral. C’est une phase qui tend à faire contribuer l’utilisateur dans l’expansion de la visibilité du site. Il va de lui-même partager sur les réseaux sociaux, faire des emails à son entourage, conseiller le site à ses amis…

C’est seulement après que ces étapes sont satisfaites que l’on peut penser à ce qu’on peut qualifier de « revenue ». C’est le terme élaboré par Mc Clure pour évoquer le fait que l’utilisateur passe enfin par les services payants du site pour avoir accès à toutes ses utilités.

Ces différents processus sont au cœur du growth hacking. Celui-ci consiste à les favoriser et à faire en sorte qu’ils se réalisent dans les meilleures conditions.

Concrètement, le growth hacking doit passer par l’analyse de tous ces processus et par de nombreux tests et essais pour trouver les meilleures méthodes à adopter en faveur de la croissance de toute entreprise web.

Les expertises utiles dans le growth hacking

Le growth hacking implique toute une équipe dont les sphères de compétence sont assez vastes pour maîtriser l’ensemble du processus de croissance de l’entreprise web.

Ainsi, cette équipe devra comprendre en long et en large tout ce qui est du domaine de l’analytics. En effet, avant toute autre action, le growth hacking implique d’analyser des données de façon récurrente.

Il y a également la compréhension des actions mêmes des utilisateurs, car le growth hacking implique aussi une anticipation de leurs réflexes. Il faudra penser à tout ce qui peut les motiver dans un site, dans les services du site, dans sa configuration…

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Comme l’objectif final est de trouver des solutions en vue de la croissance, un growth hacker doit enfin avoir de l’imagination et savoir innover en toutes circonstances. Il doit avoir les coudées franches pour tester ses idées et les mettre en pratique.

Le growth hacking implique forcément de connaitre les possibilités de mise en oeuvre des actions sur le plan technique. C’est la raison pour laquelle, il faudra user des compétences d’un développeur.

Dans la pratique, maitriser la programmation sur le bout des doigts n’est pas forcément un impératif, mais avoir un minimum de connaissances en la matière est tout de même requis.

Quoiqu’il en soit, le growth hacking au service de la croissance d’une entreprise web implique une grande polyvalence. Cette technique implique une prise de risques, une analyse poussée des tendances, une bonne culture web, des analyses chiffrées des résultats, une vision éclairée de toutes les disciplines comme le marketing web, le SEO, les médias sociaux…

Dans cette optique de croissance, il faudra tenir compte de la nécessité de croissance de l’entreprise web qui passe forcément par une augmentation rapide des utilisateurs tout en maintenant les coûts de façon avantageuse.

Le growth hacking est tout simplement le marketing dédié aux start-ups. Il s’adapte à tous les problèmes inhérents à ces entreprises et apporte des solutions propres à assurer leur croissance.

Des exemples parlants

Pour que le growth hacking devienne ce qu’il est aujourd’hui, il est passé par une longue success story qui vient encore conforter sa capacité à faire grandir les entreprises web. Il faut dire que les start-ups qui ont su mettre cette technique à profit sont devenus des géants, à tel point que son efficacité ne peut être mise en doute.

Du point de vue historique, c’est Hotmail qui a mis le growth hacking sur le chemin du succès. A ses débuts, vers la fin des années 90, Hotmail était le pionnier du webmail. A l’époque, sa croissance ne se faisait pas encore remarquer.

Les techniciens de l’époque se sont rendus compte du fait que l’expansion de l’entreprise se basait pour l’essentiel sur les recommandations des utilisateurs eux-mêmes. Ils ont su exploiter ce filon en ajoutant une mention devenue célèbre en bas de leurs emails, « PS: I Love You. Get Your Free Email at Hotmail ».

C’est ainsi que le hack growthing est né.

Hotmail a atteint le million d’abonnés en 6 mois et 10 fois plus après un an et demi. L’entreprise a été rachetée par Microsoft pour la bagatelle de 400 millions de dollars.

De nombreux exemples ont suivi ces débuts prometteurs du growth hacking. On citera notamment Dropbox qui a su inciter ses utilisateurs à faire adhérer leurs amis en leur promettant 500Mo d’espace gratuit supplémentaire.

YouTube s’est mis à permettre l’insertion de ses vidéos directement sur un site d’utilisateur. Twitter propose des profils analogues à celui qu’on veut suivre. Facebook a su démarrer avec des utilisateurs fortement implantés, les universitaires, ce qui a contribué plus tard à son expansion.

Toutes ces stratégies s’inscrivent parfaitement dans l’esprit du growth hacking. Elles ont contribué à la croissance de ces entreprises qui ont su innover, détecter la clé de leur succès et ainsi améliorer leur courbe de croissance.

En conclusion, ce qui a fait le succès du growth hacking, c’est la motivation de start-ups qui, par manque de moyens et par nécessité de croissance, ont su pousser loin les méthodes pour améliorer le nombre de leurs utilisateurs.

Par l’analyse et la compréhension des actions de l’utilisateur, le growth hacking est une recette qui marche en faveur du succès des entreprises web.

Le growth hacking va au-delà de la réussite tout simplement parce qu’on l’associe souvent à une forte croissance à moindre coût et en un délai relativement court.